La sélection consiste au sein d’une lignée pure à connaitre l’identité, l’apparentement et les performances de chacun des individus pour ne retenir que l’élite qui transmettra son potentiel génétique à sa descendance. Les performances de la population progressent alors au fil des générations.
Sélection directionnelle : orienter les caractères
Classiquement, les programmes de sélection visent à améliorer des caractères bien précis : on parle alors de sélection directionnelle. Dans le cas de l’oie, cela peut consister à augmenter le rendement filet, ou encore à réduire l’indice de consommation.
Respect du cahier des charges des labels : trouver l’équilibre
Certains cahiers des charges « Label », exigent toutefois le maintien des performances à âge égal, gage de leur système de qualité. C’est ainsi le cas avec les lignées de sélection d’oie blanche destinées au marché label.
Il ne faut ainsi ni alourdir ni réduire le poids des animaux à l’abattage et assurer une performance constante reconnue
On serait tenté de croire que les pesées de sélection n’ont alors plus d’importance mais c’est tout le contraire. Ne plus mesurer nos animaux, ne plus les sélectionner c’est prendre le risque certain d’une dérive.
Sélection canalisante et homogénéité des lots
Au-delà des performances moyennes, le généticien s’attache également à réduire la variabilité individuelle : c’est ce que l’on appelle la sélection canalisante.. Produire des lots homogènes est en effet un enjeu crucial pour les éleveurs, les abattoirs et les organismes de production, car cela facilite la conduite des animaux, la transformation et la valorisation commerciale.
Répondre aux enjeux de toute la filière
Chaque schéma de sélection ne répond pas à un seul objectif mais cherche à concilier les attentes de l’ensemble des acteurs de la filière : éleveurs, multiplicateurs, abattoirs et marchés. On veut par exemple maintenir le poids vif à âge fixe tout en améliorant la productivité ou la consommation alimentaire. Ceci apporte directement du coût de revient et contribue à la compétitivité d’une filière.
Un autre caractère suivi chez l’oie concerne la qualité du plumage. L’uniformité de plumage blanc est rigoureusement sélectionnée afin d’éviter la présence de sicots foncés, qui peuvent entraîner le déclassement des carcasses, mais aussi des plumes noires problématiques pour la filière duvetière.
Conclusion :
La sélection génétique des oies est donc un exercice d’équilibre permanent : améliorer les performances sans dénaturer les produits attendus par les marchés, maintenir l’homogénéité tout en évitant les dérives génétiques. Grâce à ce travail de précision, mené génération après génération, la filière oie peut répondre aux attentes économiques, sociétales et qualitatives qui assurent sa pérennité.
